On being a potter

ON BEING A POTTER

Normal Yap altered black bowlMy path to being a potter may be seen by some to be typical or by others to be unorthodox and under such differing circumstances and reactions, it may be wise to simply describe how it happened and let your reactions develop organically.

When I turned 40, my partner gave me a textbook for a present, it was Susan Peterson’s Art and Craft of Clay.  This gift was the culmination of years of encouragement and not-so-subtle hinting on his part that I would find pottery a craft I’d do well at.  The book was a cleverly thought out ploy that worked, I couldn’t put the book down and it wasn’t long before the need to convert theoretical knowledge into practical experience became too great to ignore.I was, at the time, a management consultant with a rather well known firm and was working hard to bring about positive change in various businesses and global corporations.  Then the excesses of the last two decades began to mount as companies continued to buy one another at great cost, shedding the acquired staff after the TUPE-determined 2 years had lapsed before starting the whole process again with a fresh acquisition.  During this time, I was being pushed from job to job, role to role and location to location.  Somewhere in all this movement, I took the time to attend an evening course in ceramics in an effort to create Norman Time amidst it all.

From the very start, I was drawn to the wheel and began to explore and understand the craft of throwing.  The classes became oxygen and I couldn’t wait for the weekly fix of clay and wheel.  After the 10 weeks were up, I knew I had to have access to the materials in order to control how and when I could manage my own development.  So this rookie potter applied for and managed to share a studio with a wonderful potter, Georgina Dunkley.  George was what every budding potter could wish for in a studio partner.  Discreet, direct, helpful, critical and of course, we had lots of lovely fun times and laughs together.  I also met and learnt discreetly from the potters of great renown working in the same complex.  Pottery is a social craft, the exchange of ideas and techniques, results and trials are quite rightly the subject of much animated debate, all of which enriches the collective knowledge base that we are the guardians of.

And yet the journey continues with turns when they are least expected.  Following an invitation to do some sculptural pieces by a gallery, I started developing this body, culminating in a launch of my sculptures at Kew in 2017.  There, in a glass pavilion lit only be natural light, my porcelain pieces began to glow as beams of autumn sunlight fell upon them.  The stoneware towers I had made also caught the light which made their matte black surfaces come alive with texture and movement.  I couldn’t have asked for a more satisfying way to launch a new body of work and the feedback I’ve received since has convinced me to develop this further.

In 2019, I received a commission to contribute to a new book to be published by Dorling Kindersley, part of the Random House Penguin Group.  Would I write a section on Reduction Firing and also do a photo shoot to accompany the text? Would I then please write more material to fill in some blanks?  Would I please also supply recipes for glazes?  The last request was the one that truly sent me in a spin of sheer happiness, would I supply photos for a double page photo feature?  Needless to say, the tasks ahead were nothing short of a sense of fulfilment and of achievement and I remain thankful that I was approached for such an extraordinary opportunity.

ÊTRE UN POTIER

Mon chemin vers la poterie peut être considéré par certains comme typique ou par d’autres comme peu orthodoxe et, dans des circonstances et des réactions aussi différentes, il peut être sage de décrire simplement comment cela s’est passé et de laisser vos réactions se développer organiquement.

Lorsque j’ai eu 40 ans, n conjoint m’a offert un manuel scolaire, Art and Craft of Clay de Susan Peterson.  Ce cadeau était l’aboutissement d’années d’encouragement et d’allusions pas si subtiles de sa part, selon lesquelles je trouverais que la poterie était un métier dans lequel j’excellerais.  Le livre était un stratagème astucieux qui a fonctionné, je n’arrivais pas à le reposer et il n’a pas fallu longtemps pour que le besoin de convertir les connaissances théoriques en expérience pratique devienne trop important pour être ignoré.  Puis les excès des deux dernières décennies ont commencé à s’accumuler, les entreprises continuant à s’acheter les unes les autres à grands frais, se débarrassant du personnel acquis après l’expiration des deux années déterminées par le TUPE, avant de recommencer tout le processus avec une nouvelle acquisition.  Pendant ce temps, j’ai été poussé d’un emploi à l’autre, d’un rôle à l’autre et d’un endroit à l’autre.  Quelque part dans tout ce mouvement, j’ai pris le temps de suivre un cours du soir de céramique dans le but de créer Norman Time au milieu de tout cela.

Dès le début, j’ai été attirée par le tour et j’ai commencé à explorer et à comprendre l’art du tournage.  Les cours se sont oxygénés et j’attendais avec impatience le rendez-vous hebdomadaire avec l’argile et le tour.  Une fois les dix semaines écoulées, je savais que je devais avoir accès aux matériaux afin de pouvoir contrôler comment et quand je pourrais gérer mon propre développement.  C’est ainsi que cette potière débutante a demandé et obtenu de partager un atelier avec une merveilleuse potière, Georgina Dunkley.  George était ce que tout potier en herbe pouvait souhaiter comme partenaire d’atelier.  Discrète, directe, serviable, critique et bien sûr, nous avons eu beaucoup de bons moments et de rires ensemble.  J’ai également rencontré et appris discrètement des potiers de grande renommée travaillant dans le même complexe.  La poterie est un métier social, l’échange d’idées et de techniques, les résultats et les essais font à juste titre l’objet de débats animés, tout cela enrichissant la base de connaissances collectives dont nous sommes les gardiens.

Et pourtant, le voyage continue avec des virages au moment où l’on s’y attend le moins.  Suite à une invitation d’une galerie à réaliser des pièces sculpturales, j’ai commencé à développer ce corps, ce qui a abouti à un lancement de mes sculptures à Kew en 2017.  Là, dans un pavillon en verre éclairé uniquement par la lumière naturelle, mes pièces en porcelaine ont commencé à briller lorsque des rayons de soleil d’automne sont tombés sur elles.  Les tours en grès que j’avais réalisées ont également capté la lumière, ce qui a fait vivre leurs surfaces noires mates de texture et de mouvement.  Je n’aurais pas pu demander une façon plus satisfaisante de lancer un nouveau corpus d’œuvres et les réactions que j’ai reçues depuis m’ont convaincu de développer davantage cette démarche.

En 2019, j’ai reçu une commande pour contribuer à un nouveau livre qui sera publié par Dorling Kindersley, qui fait partie du groupe Random House Penguin.  Pourrais-je écrire une section sur le tir de réduction et également réaliser une séance photo pour accompagner le texte ? Pourrais-je ensuite écrire d’autres textes pour combler certains vides ?  Pourrais-je également fournir des recettes d’émaux ?  La dernière demande était celle qui m’a vraiment fait tourner la tête de bonheur : pourrais-je fournir des photos pour une double page de photos ?  Inutile de dire que les tâches qui m’attendaient n’étaient rien d’autre qu’un sentiment d’accomplissement et de réussite et je suis reconnaissant d’avoir été approché pour une opportunité aussi extraordinaire.